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Colmatage (HU) : Différence entre versions

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(Cas des lits et des berges des cours d'eau)
 
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* En cas d’infiltration de surface, le développement des racines et la [[Bioturbation (HU)|bioturbation]] (en particulier l’activité des vers), vont remanier en permanence le sol et préserver la capacité d’infiltration ; il est cependant nécessaire d’éviter le tassement du sol.
 
* En cas d’infiltration de surface, le développement des racines et la [[Bioturbation (HU)|bioturbation]] (en particulier l’activité des vers), vont remanier en permanence le sol et préserver la capacité d’infiltration ; il est cependant nécessaire d’éviter le tassement du sol.
 
* En cas d’infiltration dans un puits ou dans une tranchée, le fond de l’ouvrage va se colmater très vite mais les parois verticales ne subiront aucun colmatage sensible dans le temps. Pour tenir compte du colmatage, il suffit donc de ne pas prendre en compte le fond de l’ouvrage dans le calcul des surfaces d'infiltration utiles.
 
* En cas d’infiltration dans un puits ou dans une tranchée, le fond de l’ouvrage va se colmater très vite mais les parois verticales ne subiront aucun colmatage sensible dans le temps. Pour tenir compte du colmatage, il suffit donc de ne pas prendre en compte le fond de l’ouvrage dans le calcul des surfaces d'infiltration utiles.
* En cas d'infiltration dans un massif ou une structure réservoir à travers la surface, le revêtement perméable va jouer un rôle de filtre et protéger le fond de l'ouvrage ; un colmatage de surface sera possible, mais l'impact hydraulique sera limité, la majeure partie des revêtements poreux ont en effet une capacité d'absorption très largement supérieure aux intensités de pluie  
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* En cas d'infiltration dans un massif ou une structure réservoir à travers la surface, le revêtement perméable va jouer un rôle de filtre et protéger le fond de l'ouvrage ; un colmatage de surface sera possible, mais l'impact hydraulique sera limité, la majeure partie des revêtements perméables ont en effet une capacité d'absorption très largement supérieure aux intensités de pluie  
* Si l’injection se fait par un dispositif classique (drain), le colmatage du fond sera dépendant du [[Facteur de charge (HU)|facteur de charge]] de la structure d'infiltration ; il est généralement utile de mettre en place un dispositif de filtration,le décolmatage du fond de l'ouvrage étant difficile.
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* Si l’injection se fait par un dispositif classique (drain), le colmatage du fond sera dépendant du [[Facteur de charge (HU)|facteur de charge]] de la structure d'infiltration ; il est généralement utile de mettre en place un dispositif de filtration, le décolmatage du fond de l'ouvrage étant difficile (voir ci-dessous).
 
   
 
   
 
De plus il est possible de retarder ou de freiner ce phénomène en utilisant différents outils :
 
De plus il est possible de retarder ou de freiner ce phénomène en utilisant différents outils :
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[[File:colmatage_filtre_bouche_injection_adopta.jpg|600px|center|thumb|<center>''<u>Figure 2</u> : Bouche d'injection munie d'un filtre ; <u>Source : [https://www.adopta.fr/wp-content/uploads/2023/10/Fiche-technique-n%C2%B06.pdf fiche technique adopta].''</center>]]
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[[File:colmatage_filtre_bouche_injection_adopta.jpg|600px|center|thumb|<center>''<u>Figure 2</u> : Bouche d'injection munie d'un filtre ; <u>Source</u> : [https://www.adopta.fr/wp-content/uploads/2023/10/Fiche-technique-n%C2%B06.pdf fiche technique adopta].''</center>]]
  
Enfin il est important de prendre en compte le fait que le colmatage des ouvrages d’infiltration n’est pas seulement chronique. Il peut être accidentel, notamment pendant la phase chantier, période pendant laquelle le colmatage peut être favorisé par le ruissellement pluvial sur des surfaces nues ou chargées de sédiments. Des précautions sont impérativement à prendre  durant cette phase.  
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Enfin il est important de prendre en compte le fait que le colmatage des ouvrages d’infiltration n’est pas seulement chronique. Il peut être accidentel, notamment pendant la phase chantier, période pendant laquelle le colmatage peut être favorisé par le ruissellement pluvial sur des surfaces nues ou chargées de sédiments. Des précautions sont impérativement à prendre  durant cette phase.
  
 
==Cas des ouvrages de prétraitement==
 
==Cas des ouvrages de prétraitement==
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==Cas des lits et des berges des cours d'eau ==
 
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Le colmatage du fond et des berges par des matériaux fins perturbent fortement les cours d'eau (et également les plans d'eau) : limitation des échanges entre l'eau libre et l'[[Nappe alluviale (HU)|eau souterraine]], colmatage des frayères, perturbation de la végétation aquatique, de la [[Benthique (HU)|faune benthique]], etc. La principale solution consiste à limiter les apports de [[Matières en suspension / MES (HU)|matières en suspension]] susceptibles de se déposer dans les milieux récepteurs. Ceci nécessite des actions efficaces de contrôle de l'érosion (aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales) et de limitation des [[Rejet urbain de temps de pluie / RUTP (HU)|rejets de temps de pluie]].
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Le colmatage du fond et des berges par des matériaux fins perturbent fortement les cours d'eau (et également les plans d'eau) ainsi que leurs usages :  
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* limitation des échanges entre l'eau libre et l'[[Nappe alluviale (HU)|eau souterraine]], colmatage des frayères, perturbation de la végétation aquatique, de la [[Benthique (HU)|faune benthique]], etc. ;
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* colmatage des puits de captage et diminution des débits pompés.
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La principale solution consiste à limiter les apports de [[Matières en suspension / MES (HU)|matières en suspension]] susceptibles de se déposer dans les milieux récepteurs. Ceci nécessite :
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* des actions efficaces de contrôle de l'érosion (aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales) et de limitation des [[Rejet urbain de temps de pluie / RUTP (HU)|rejets de temps de pluie]] ;
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* une bonne gestion des chasses des retenues de barrage, souvent à l'origine de relargages massifs de particules fines.
  
 
<u>Bibliographie</u> :  
 
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Version actuelle en date du 19 mars 2026 à 09:46

Traduction anglaise : Clogging

Mot en chantier

Dernière mise à jour : 19/03/2026

Phénomène d'encrassement par apport de débris et/ou de particules plus ou moins fines, et/ou par développement de biofilms ou de mousses, qui limite les possibilités d'écoulement de l'eau à travers un milieu perméable.

Sommaire

[modifier] Importance du phénomène de colmatage en hydrologie et en assainissement

En hydrologie urbaine et en assainissement, le phénomène de colmatage concerne différents types de milieux, en particulier :

Nota : Le dépôt des sédiments dans les conduites peut également conduire à leur obstruction et on utilise parfois le terme colmatage pour parler de ce phénomène.

[modifier] Cas des solutions alternatives infiltrantes

Le colmatage se met généralement en place à la limite de deux couches ayant des capacités d'infiltration différentes.

  • Dans les ouvrages de surface (noues, stockages en surface, bassins de retenue, etc.), le colmatage se fait en général à proximité immédiate de la surface, typiquement dans les premiers centimètres (voir figure 1) ;
  • Dans les ouvrages granulaires à forte porosité (massifs, tranchées, puits comblés, etc.), c'est principalement le fond de l'ouvrage qui se colmate ;
  • Enfin dans le cas des structures réservoirs, selon le mode d'alimentation (infiltration par la surface ou injection par des drains), le risque de colmatage existe à la fois en surface et sous le substrat.


Figure 1 : Le colmatage des ouvrages d'infiltration des eaux pluviales ne concerne le plus souvent que quelques cm en surface ; Source : GRAIE (2013).

le colmatage ne constitue pas une fatalité :

  • En cas d’infiltration de surface, le développement des racines et la bioturbation (en particulier l’activité des vers), vont remanier en permanence le sol et préserver la capacité d’infiltration ; il est cependant nécessaire d’éviter le tassement du sol.
  • En cas d’infiltration dans un puits ou dans une tranchée, le fond de l’ouvrage va se colmater très vite mais les parois verticales ne subiront aucun colmatage sensible dans le temps. Pour tenir compte du colmatage, il suffit donc de ne pas prendre en compte le fond de l’ouvrage dans le calcul des surfaces d'infiltration utiles.
  • En cas d'infiltration dans un massif ou une structure réservoir à travers la surface, le revêtement perméable va jouer un rôle de filtre et protéger le fond de l'ouvrage ; un colmatage de surface sera possible, mais l'impact hydraulique sera limité, la majeure partie des revêtements perméables ont en effet une capacité d'absorption très largement supérieure aux intensités de pluie
  • Si l’injection se fait par un dispositif classique (drain), le colmatage du fond sera dépendant du facteur de charge de la structure d'infiltration ; il est généralement utile de mettre en place un dispositif de filtration, le décolmatage du fond de l'ouvrage étant difficile (voir ci-dessous).

De plus il est possible de retarder ou de freiner ce phénomène en utilisant différents outils :

  • mise en place de dispositifs d'alimentation des ouvrages favorisant la décantation (par exemple utiliser le ruissellement sur une bande enherbée pour alimenter une tranchée) ;
  • mise en place d'un dispositif de filtration en amont de l'injection (type filtre Adopta ou équivalent ; voir figure 2).
  • entretien régulier des espaces ;
  • choix d'une végétation limitant le piétinement et favorisant le développement de racines verticales ;
  • etc.


Figure 2 : Bouche d'injection munie d'un filtre ; Source : fiche technique adopta.

Enfin il est important de prendre en compte le fait que le colmatage des ouvrages d’infiltration n’est pas seulement chronique. Il peut être accidentel, notamment pendant la phase chantier, période pendant laquelle le colmatage peut être favorisé par le ruissellement pluvial sur des surfaces nues ou chargées de sédiments. Des précautions sont impérativement à prendre durant cette phase.

[modifier] Cas des ouvrages de prétraitement

Les ouvrages de prétraitement (grilles, filtres, tamis, etc.) sont surtout sensibles aux débris macroscopiques (papiers, plastiques, feuilles, etc.). Pour limiter les effets du colmatage on utilise souvent des systèmes mécaniques (dégrilleurs par exemple) (figure 3).

En plus de mettre en place un entretien régulier, il est possible de diminuer le risque de colmatage en limitant l'introduction des débris gênant dans le système d'assainissement. Cette solution logique (il est plus facile d'intercepter les débris en surface que dans le réseau) est souvent contrariée par le partage des compétences entre les services en charge du nettoiement en surface et ceux en charge de l'assainissement.


Figure 3 : Le dégrillage permet de limiter le colmatage des grilles ; il peut être manuel, comme sur cette photo, ou automatique ; Crédit photo : Patrick Savary.

[modifier] Cas des lits et des berges des cours d'eau

Le colmatage du fond et des berges par des matériaux fins perturbent fortement les cours d'eau (et également les plans d'eau) ainsi que leurs usages :

  • limitation des échanges entre l'eau libre et l'eau souterraine, colmatage des frayères, perturbation de la végétation aquatique, de la faune benthique, etc. ;
  • colmatage des puits de captage et diminution des débits pompés.

La principale solution consiste à limiter les apports de matières en suspension susceptibles de se déposer dans les milieux récepteurs. Ceci nécessite :

  • des actions efficaces de contrôle de l'érosion (aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales) et de limitation des rejets de temps de pluie ;
  • une bonne gestion des chasses des retenues de barrage, souvent à l'origine de relargages massifs de particules fines.

Bibliographie :

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