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Résilience (HU) : Différence entre versions

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<u>Dernière mise à jour</u> : 13/04/2025
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Capacité d’un matériau, d'un dispositif, d’un organisme, d’une société, etc., à s’adapter à des perturbations majeures. En hydrologie urbaine et dans les domaines connexes, on s'intéresse particulièrement à deux formes de résilience :
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D'une façon générique, ce terme désigne la capacité d’un matériau, d'un dispositif, d’un organisme, d’une société, etc., à s’adapter à des perturbations majeures. En hydrologie urbaine et dans les domaines connexes, on a longtemps séparé deux formes de résilience :
 
* la résilience des écosystèmes ;
 
* la résilience des écosystèmes ;
 
* la résilience des socio-systèmes et en particulier des systèmes urbains.
 
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==Domaines traités==
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Comme les deux aspects sont fortement dépendants l'un de l'autre on les lie de plus en plus en parlant de résilience socio-écologique.
  
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===Résilience des écosystèmes===
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==Éléments de définition==
  
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En écologie on parle de la résilience d’un [[Ecosystème (HU)|écosystème]] pour caractériser sa capacité à faire face à des perturbations naturelles (par exemple très forte crue) ou anthropiques, qu'ils soient accidentels (par exemple travaux ou pollution) ou tendanciels ([[Changement climatique (HU)|changement climatique]] par exemple).  
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En écologie la résilience d’un [[Ecosystème (HU)|écosystème]] caractérise sa capacité à faire face à des perturbations naturelles (par exemple très forte crue) ou anthropiques, qu'elles soient accidentelles (par exemple travaux ou pollution) ou tendancielles ([[Changement climatique (HU)|changement climatique]] par exemple) (Chocat ''et al.'', 2013).
  
 
La résilience du milieu dépend à la fois de sa [[Vulnérabilité (HU)|vulnérabilité]] et de sa capacité de récupération. La présence d'[[Annexe hydraulique (HU)|annexes hydrauliques]] augmente par exemple la résilience d'un cours d'eau en fournissant des zones refuges à différentes espèces en cas de crue forte ou de pollution. La résilience des écosystèmes est souvent étroitement liée à leur [[Biodiversité (HU)|biodiversité]].
 
La résilience du milieu dépend à la fois de sa [[Vulnérabilité (HU)|vulnérabilité]] et de sa capacité de récupération. La présence d'[[Annexe hydraulique (HU)|annexes hydrauliques]] augmente par exemple la résilience d'un cours d'eau en fournissant des zones refuges à différentes espèces en cas de crue forte ou de pollution. La résilience des écosystèmes est souvent étroitement liée à leur [[Biodiversité (HU)|biodiversité]].
  
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===Résilience urbaine===
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Avec la multiplication des risques climatiques (périodes de canicules et de sécheresse ou au contraire épisodes de crue et d'inondation) la notion de résilience urbaine devient également un enjeu majeur.
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Dans le domaine de l'hydrologie urbaine et de l'assainissement, cette notion concerne aussi bien la protection des enjeux humains et sociaux (capacité à maintenir ou à retrouver rapidement un niveau de service correct pendant et/ou après une crise) que celle des infrastructures (capacité à résister à la perturbation).
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Dans le domaine de l'hydrologie urbaine et de l'assainissement, cette notion concerne aussi bien la protection des enjeux humains et sociaux que celle des infrastructures.
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Comme les systèmes socio-économiques apparaissent de plus en plus dépendants des systèmes écologiques qui leur assurent les [[Service écosystémique (HU)|services essentiels]], il paraît logique de lier les deux aspects et de parler de la résilience des  systèmes socio-écologiques (Genin et Mazurek, 2016).
 
Comme les systèmes socio-économiques apparaissent de plus en plus dépendants des systèmes écologiques qui leur assurent les [[Service écosystémique (HU)|services essentiels]], il paraît logique de lier les deux aspects et de parler de la résilience des  systèmes socio-écologiques (Genin et Mazurek, 2016).
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==Comment améliorer la résilience des systèmes socio-écologiques ?==
 
==Comment améliorer la résilience des systèmes socio-écologiques ?==
  
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<u>Pour en savoir plus</u> :
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===Éléments conditionnant la résilience===
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La résilience des systèmes socio-écologiques peut être décomposés en quatre qualités qui sont mobilisées de façon progressive dans le temps (''figure 1'') :
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* <u>la robustesse</u> : le système sera d'autant plus robuste qu'il continuera à fonctionner et à fournir un service malgré la perturbation ; une bonne robustesse suppose en particulier que la qualité du service fournie diminue de façon lente et si possible contrôlée (sans rupture majeure) lorsque l'intensité de la perturbation augmente ;
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* <u>la l'adaptabilité</u> : cette qualité mesure la capacité du système à assurer des fonctions minimales assurant sa propre sécurité et un niveau minimal de service en situation dégradée, c'est à dire entre le pic de la perturbation est le moment où la restauration des fonctions perdues peut se mettre en place ;
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* <u>la flexibilité</u> : la flexibilité évalue la capacité du système à se régénérer (éventuellement sous une forme différente, voir le point suivant) lorsque les effets de la perturbation sont terminés (cas d'une perturbation brutale - effet de choc) ou à se stabiliser lorsque les effets continuent à se manifester de façon chronique ; la flexibilité dépend à la fois du nombre de fonctions qui peuvent être récupérées et de la vitesse à laquelle cette récupération est possible ;
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* <u>la robustesse</u> : il s'agit ici d'une adaptation de type darwinien permettant au système d'évoluer de façon à acquérir de nouvelles fonctions capables d'améliorer l'une ou l'autre (ou plusieurs) des trois qualités précédentes et donc d'améliorer sa capacité à résister à des crises ultérieures.
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<u>Bibliographie</u> :
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* Chocat, B. (coordonnateur) et groupe de travail ASTEE/SHF (2013) : Ingénierie écologique appliquée aux milieux aquatiques : pourquoi ? comment ? Téléchargeable sur le [https://www.astee.org/publications/ingenierie-ecologique-appliquee-aux-milieux-aquatiques-pourquoi-comment/ site de l’ASTEE].
 
* Genin, D., Mazurek, H. (2016) : La résilience des systèmes socio-écologiques : d’une intuition holiste à une difficile conceptualisation et mise en œuvre ;  in : Ionescu, S. (Dir.) : Résiliences, ressemblances dans la diversité ; 2016 ; Odile Jacob ; Paris ; pp. 63-92 : disponible sur [https://www.researchgate.net/publication/315841879_La_resilience_des_systems_socio-ecologiques_d'une_intuition_holiste_a_une_difficile_conceptualisation_et_mise_en_oeuvre/link/5fd5d872a6fdccdcb8c075f6/download https://www.researchgate.net]
 
* Genin, D., Mazurek, H. (2016) : La résilience des systèmes socio-écologiques : d’une intuition holiste à une difficile conceptualisation et mise en œuvre ;  in : Ionescu, S. (Dir.) : Résiliences, ressemblances dans la diversité ; 2016 ; Odile Jacob ; Paris ; pp. 63-92 : disponible sur [https://www.researchgate.net/publication/315841879_La_resilience_des_systems_socio-ecologiques_d'une_intuition_holiste_a_une_difficile_conceptualisation_et_mise_en_oeuvre/link/5fd5d872a6fdccdcb8c075f6/download https://www.researchgate.net]
  

Version du 26 mai 2026 à 15:59

Traduction anglaise : Resilience

mot en chantier

Dernière mise à jour : 26/05/2026

D'une façon générique, ce terme désigne la capacité d’un matériau, d'un dispositif, d’un organisme, d’une société, etc., à s’adapter à des perturbations majeures. En hydrologie urbaine et dans les domaines connexes, on a longtemps séparé deux formes de résilience :

  • la résilience des écosystèmes ;
  • la résilience des socio-systèmes et en particulier des systèmes urbains.

Comme les deux aspects sont fortement dépendants l'un de l'autre on les lie de plus en plus en parlant de résilience socio-écologique.

Sommaire

Éléments de définition

Cas des écosystèmes

En écologie la résilience d’un écosystème caractérise sa capacité à faire face à des perturbations naturelles (par exemple très forte crue) ou anthropiques, qu'elles soient accidentelles (par exemple travaux ou pollution) ou tendancielles (changement climatique par exemple) (Chocat et al., 2013).

La résilience du milieu dépend à la fois de sa vulnérabilité et de sa capacité de récupération. La présence d'annexes hydrauliques augmente par exemple la résilience d'un cours d'eau en fournissant des zones refuges à différentes espèces en cas de crue forte ou de pollution. La résilience des écosystèmes est souvent étroitement liée à leur biodiversité.

cas des systèmes urbaine

Dans le domaine de l'hydrologie urbaine et de l'assainissement, cette notion concerne aussi bien la protection des enjeux humains et sociaux (capacité à maintenir ou à retrouver rapidement un niveau de service correct pendant et/ou après une crise) que celle des infrastructures (capacité à résister à la perturbation).

Comme les systèmes socio-économiques apparaissent de plus en plus dépendants des systèmes écologiques qui leur assurent les services essentiels, il paraît logique de lier les deux aspects et de parler de la résilience des systèmes socio-écologiques (Genin et Mazurek, 2016).

Comment améliorer la résilience des systèmes socio-écologiques ?

Éléments conditionnant la résilience

La résilience des systèmes socio-écologiques peut être décomposés en quatre qualités qui sont mobilisées de façon progressive dans le temps (figure 1) :

  • la robustesse : le système sera d'autant plus robuste qu'il continuera à fonctionner et à fournir un service malgré la perturbation ; une bonne robustesse suppose en particulier que la qualité du service fournie diminue de façon lente et si possible contrôlée (sans rupture majeure) lorsque l'intensité de la perturbation augmente ;
  • la l'adaptabilité : cette qualité mesure la capacité du système à assurer des fonctions minimales assurant sa propre sécurité et un niveau minimal de service en situation dégradée, c'est à dire entre le pic de la perturbation est le moment où la restauration des fonctions perdues peut se mettre en place ;
  • la flexibilité : la flexibilité évalue la capacité du système à se régénérer (éventuellement sous une forme différente, voir le point suivant) lorsque les effets de la perturbation sont terminés (cas d'une perturbation brutale - effet de choc) ou à se stabiliser lorsque les effets continuent à se manifester de façon chronique ; la flexibilité dépend à la fois du nombre de fonctions qui peuvent être récupérées et de la vitesse à laquelle cette récupération est possible ;
  • la robustesse : il s'agit ici d'une adaptation de type darwinien permettant au système d'évoluer de façon à acquérir de nouvelles fonctions capables d'améliorer l'une ou l'autre (ou plusieurs) des trois qualités précédentes et donc d'améliorer sa capacité à résister à des crises ultérieures.


Figure 1 : La résilience des systèmes socio-écologiques repose sur 4 qualités : la robustesse (capacité à maintenir ses fonctions malgré la perturbation), l'adaptabilité (capacité à fonctionner dans des conditions dégradées), la flexibilité (capacité à récupérer les fonctionnalités perdues), la transformabilité (capacité à évoluer pour mieux résister aux perturbations futures) ; Source : Arthur Keller.

Bibliographie :

  • Chocat, B. (coordonnateur) et groupe de travail ASTEE/SHF (2013) : Ingénierie écologique appliquée aux milieux aquatiques : pourquoi ? comment ? Téléchargeable sur le site de l’ASTEE.
  • Genin, D., Mazurek, H. (2016) : La résilience des systèmes socio-écologiques : d’une intuition holiste à une difficile conceptualisation et mise en œuvre ; in : Ionescu, S. (Dir.) : Résiliences, ressemblances dans la diversité ; 2016 ; Odile Jacob ; Paris ; pp. 63-92 : disponible sur https://www.researchgate.net
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