S'abonner à un flux RSS
 

Wikigeotech:Pulse-test

De Wikigeotech

Sommaire

PRINCIPE

L'évaluation de la faible perméabilité de certaines formations, pose quelques difficultés avec les méthodes classiques d'injection-relaxation, en effet, il existe plusieurs limitations à ce type d'essai, telles que :

  • la nécessité de faire d'autant plus de mesures que la perméabilité est faible ;
  • l'obligation d'utiliser des appareils de mesure de pression et de débit plus précis et un enregistrement automatique (durée de l'essai nettement augmentée).

Ces limitations participent à l'augmentation du coût de l'opération.

C'est pour cette raison qu'une nouvelle méthode, appelée "pulse-test" a été introduite par Bredehoeft et al. en 1980[1].

La méthode du "pulse-test" est essentiellement une dérivation du test d'injection conventionnel, la différence majeure étant l'absence de débit pendant la phase d'impulsion (fermeture quasi-instantanée du puits après ouverture).

EXÉCUTION DE L'ESSAI

Le même dispositif que pour le slug-test est mis en place avec simple ou double obturateur. Chambre isolée, on établit une pression d'eau de 10 Bars puis on ouvre la liaison avec la chambre pendant 10 à 15 secondes (attention de bien maintenir la pression constante pendant l'injection), on isole à nouveau la chambre puis on mesure la chute de pression.

Il est indispensable d'utiliser un enregistrement automatique des mesures pendant les différentes phases, aussi bien en tête qu'au niveau de la chambre car il faut pouvoir mesurer la pression effective d'injection (et sa constance) et il faut pouvoir noter la pression dans les premières secondes qui suivent la fermeture des vannes et l'isolement de la chambre.

RECOMMANDATIONS

Les essais en transitoire (pulse-test et slug-tests) peuvent être mis en œuvre sans difficultés majeures. Il faut toutefois :

  • que le matériel soit bien adapté aux exigences de faible perméabilité ;
  • que le personnel qui réalise les essais soit compétent et qu'il y ait une réelle complémentarité entre foreurs et mesureurs ;
  • que les logiciels d'exploitation soient bien adaptés ;
  • tenir compte de l'augmentation du volume des chambres de mesure ;
  • tenir compte également de l'augmentation des devis d'essais lorsque l'on mesure des très faibles perméabilités (temps, matériels et personnels mis en œuvre).

RÉFÉRENCES

  1. Bredehoeft J.D. and Papadopulos S.S. (1980). A method for determining the hydraulic properties of tight formations. Water Resources Research. Volume 16, Issue 1, pages 233–238, February 1980
Outils personnels