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Durand-Claye (1841-1888) (HU)

De Wikigeotech

Dernière mie à jour : 16/6/2020

Ancien élève de l’École polytechnique et de l’École des Ponts et Chaussées, A. Durand-Claye occupa, durant sa courte carrière, diverses fonctions allant de l’enseignement (Ecole des Beaux-arts, École des Ponts et Chaussées), à l’expertise en matière d’hygiène publique et d’assainissement des agglomérations, en passant par des activités significatives de recherche scientifique (Génie civil). C’est dans le domaine de l’hygiène et de l’assainissement qu’il réalisa ses travaux les plus importants. De 1869 à 1888, il produisit plus d’une cinquantaine d’articles et ouvrages majeurs dont certains lui valurent des distinctions remarquées comme le prix Montyon de l’Académie des sciences, en 1884, pour son mémoire sur « l’épidémie de fièvre typhoïde à Paris en 1882 ». Dès 1869, en raison de l’état de dégradation générale de la Seine de Clichy à Mantes, conséquence du développement des égouts parisiens, il participa, avec les ingénieurs de la ville de Paris, et en particulier A. Mille, à l’étude des possibilités d’épuration des eaux usées par les sols, notamment dans le cadre de l’expérience d’épandage sur les terrains de Gennevilliers. A la mort de Belgrand, en 1878, il reprit ses idées et se fit un vibrant défenseur du tout-à-l’égout associé à l’épandage des eaux usées. Il montra, en particulier le caractère nocif, sur le plan sanitaire, des eaux de ruissellement pluvial des voiries, justifiant leur collecte par un système unitaire, et fit, à ce sujet, une communication remarquée au congrès international d’hygiène de Vienne en 1887. Secrétaire de la commission technique de l’assainissement de la préfecture de la Seine, il défendit avec passion le projet de loi qui consacrait le double principe du tout-à-l’égout et de l’utilisation agricole des eaux usées par épandage. Ce projet donna lieu de 1885 à 1888 à une suite de batailles parlementaires. Durand-Claye disparut prématurément en 1888 et ne connut pas le triomphe de ses idées qui furent adoptées par les chambres parlementaires dans la loi du 3 avril 1889.

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