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Caractérisation hydrobiologique d'un cours d'eau - volet terrain

De Wikigeotech

Eléments de contexte

Dans le but de préciser les méthodes utilisées en hydrobiologie pour caractériser la qualité d'un cours d'eau, une série de clips vidéos a été réalisée avec le concours de Claude Rollin, hydrobiologiste au CEREMA (Ex CETE Île-de-France). Elles ont été intégrées avec des commentaires dans 4 pages:

Volet terrain de l'IBGN

Comme toutes les méthodes normalisées, l'IBGN commence par préciser son domaine d'application. Ce point est particulièrement important car le choix des habitats prospectés doit être en phase avec les objectifs de l'étude .

Si l'objectif est uniquement de situer isolément la qualité biologique du cours d'eau dans un secteur donné (en amont ou aval d'une agglomération par exemple) il faut que l'endroit indiqué pour faire les prélèvements soit représentatif de l'ensemble du secteur que l'on veut qualifier.

Si l'objectif choisi est de suivre l'évolution au cours du temps :

  • si c'est un contrôle annuel, il faut impérativement que les prélèvements soient faits au moins à la même saison et si possible le même mois (imposer une date précise n'a pas de sens car la macrofaune intègre les variations de qualité pendant au moins plusieurs semaines).
  • si c'est pour suivre les variations en cours d'année il faut se caler au moins sur les 3 périodes suivantes :
  • hiver de décembre à avril,
  • printemps-été de mai à juillet,
  • été-automne de août à novembre.

Si l'objectif est de suivre l'évolution de la qualité biologique dans l'espace, il est important de préciser si l'objectif est juste d'avoir un suivi longitudinal du cours d'eau ou de mettre en évidence une modification plus ponctuelle de la qualité liée à l'eau et ou aux habitats .

  • Dans le cas d'un suivi longitudinal il faut que le choix des points de prélèvements soit représentatif de l'ensemble du secteur que l'on veut qualifier.
  • Dans le cas d'une perturbation ponctuelle :
  • Si la perturbation est liée à la qualité de l'eau il faut que les secteurs prospectés présentent les mêmes types d'habitats (support et vitesse du courant) de façon à ne prospecter que les habitats comparables de part et d'autre du ou des rejets suspectés.
  • Si la perturbation est liée aux habitats (lit et ou berges bétonnés, rejet érosif ...), il faut que le choix des habitats prospectés soit représentatif des configurations que l'on veut comparer.

La norme précise tout un ensemble de paramètres descriptifs de la station qui doivent être renseignés. Un tableau permet de codifier la nature du substrat et la vitesse du courant des 8 habitats prospectés. Leur localisation et leur importance relative ne sont en revanche pas imposées par la norme. Ces 2 points particuliers ne constituant pas une réelle surcharge de travail ils doivent être demandés systématiquement.

La norme n'interdit pas de regrouper les 8 prélèvements unitaires mais là aussi on peut exiger que les 8 prélèvements soient analysés séparément sans que cela génère une réelle surcharge de travail. En effet, le simple tri d'un seul des huit prélèvements nécessite déjà d'être subdivisé; il n'y a donc aucun intérêt à les regrouper. Ce point particulier permettra, entre autre, de voir si les populations sont normalement distribuées ou si elles sont cantonnées dans des habitats particuliers.


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