S'abonner à un flux RSS
 

Orographique (précipitation) (HU) : Différence entre versions

De Wikigeotech
 
 
(4 révisions intermédiaires par un utilisateur sont masquées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 
''<u>Traduction anglaise</u> : Orographic''
 
''<u>Traduction anglaise</u> : Orographic''
  
Précipitation due à un relief. La présence d'un relief
+
<u>Dernière mise à jour</u> : 24/1/2020
oblige les masses d'air à prendre de l'altitude. En s'élevant, elles se
+
refroidissent et se détendent et sont également soumises à des perturbations
+
qui favorisent la condensation de l'eau qu'elles contiennent sous forme de
+
vapeur.
+
  
En pratique, le relief n'est que rarement capable à lui seul
+
Précipitation due à un relief.  
de provoquer une [[Pluie (HU)|pluie]]. Il doit être
+
associé à d'autres éléments (passage d'un front, formation d'ascendance
+
convective). Il peut alors jouer un rôle très important dans le renforcement
+
des intensités de précipitations, particulièrement dans les zones de montagne.
+
Par exemple, d'après [Réméniéras, 1976], le gradient vertical de pluviosité
+
annuelle (augmentation de la hauteur d'eau moyenne précipitée par mètre
+
d'altitude supplémentaire), atteindrait :
+
  
·        
+
La présence d'un relief oblige les masses d'air à prendre de l'altitude. En s'élevant, elles se refroidissent et se détendent et sont également soumises à des perturbations qui favorisent la condensation de l'eau qu'elles contiennent sous forme de vapeur.
1,5 mm/m dans les chaînons occidentaux des Préalpes ;
+
  
·        
+
[[File:orographie.JPG|400px|center|thumb|Schéma de principe d'une précipitation orographique ; source : [https://www.aquaportail.com/definition-12855-precipitation-orographique.html Aquaportail].]]
0,6 mm/m dans la moyenne Maurienne ;
+
  
·        
+
== Rôle de l'orographie dans l'augmentation des précipitations ==
1,6 mm/m dans le massif du Mont-Blanc.
+
  
Dans le cas particulier de l’hydrologie urbaine, les études
+
En pratique, le relief n'est que rarement capable à lui seul de provoquer une [[Pluie (HU)|pluie]]. Il doit être associé à d'autres éléments (passage d'un front, formation d'ascendance convective). Il peut alors jouer un rôle très important dans le renforcement des intensités de précipitations, particulièrement dans les zones de montagne. Par exemple, d'après Réméniéras (1976), le gradient vertical de pluviosité annuelle (augmentation de la hauteur d'eau moyenne précipitée par mètre d'altitude supplémentaire), atteindrait :
faites sur plusieurs réseaux denses de pluviomètres ne semblent pas montrer une
+
hétérogénéité spatiale du risque pluvieux qui soit organisée de façon claire en
+
fonction du relief. Il semble donc très difficile de trouver une formule
+
générale, particulièrement lorsque l'on raccourcit la durée d'analyse (et a
+
fortiori pour un événement pluvieux ou pour des intensités instantanées). Des
+
facteurs complémentaires, tels que l'exposition des versants, l'orientation des
+
vallées, le sens de déplacement des perturbations, etc., jouent en effet un
+
grand rôle, difficilement dissociable de celui de l'altitude. Il est cependant
+
prudent de se garder de généraliser trop rapidement les données
+
pluviométriques, même à des sites géographiquement proches, lorsque l'on se
+
trouve dans des zones à relief marqué.
+
  
[[Catégorie:Dictionnaire DEHUA]]
+
* 1,5 mm/m dans les chaînons occidentaux des Préalpes ;
 +
* 0,6 mm/m dans la moyenne Maurienne ;
 +
* 1,6 mm/m dans le massif du Mont-Blanc.
 +
 
 +
== Rôle de l'orographie en hydrologie urbaine ==
 +
 
 +
Dans le cas particulier de l’hydrologie urbaine, les études faites sur plusieurs réseaux denses de pluviomètres ne semblent pas montrer une hétérogénéité spatiale du risque pluvieux qui soit organisée de façon claire en fonction du relief. Il semble donc très difficile de trouver une formule générale, particulièrement lorsque l'on raccourcit la durée d'analyse (et a fortiori pour un événement pluvieux ou pour des intensités instantanées). Des facteurs complémentaires, tels que l'exposition des versants, l'orientation des vallées, le sens de déplacement des perturbations, etc., jouent en effet un grand rôle, difficilement dissociable de celui de l'altitude. Il est cependant
 +
prudent de se garder de généraliser trop rapidement les données pluviométriques, même à des sites géographiquement proches, lorsque l'on se trouve dans des zones à relief marqué.
 +
 
 +
<u>Bibliographie</u> :
 +
* Réméniéras, G. (1976) : L'hydrologie de l'ingénieur ; Paris, Eyrolles ; 251 p.
 +
 
 +
[[Catégorie:Dictionnaire_DEHUA]]
 +
[[Catégorie:Processus_pluvieux_(HU)]]

Version actuelle en date du 26 juin 2020 à 10:00

Traduction anglaise : Orographic

Dernière mise à jour : 24/1/2020

Précipitation due à un relief.

La présence d'un relief oblige les masses d'air à prendre de l'altitude. En s'élevant, elles se refroidissent et se détendent et sont également soumises à des perturbations qui favorisent la condensation de l'eau qu'elles contiennent sous forme de vapeur.

Schéma de principe d'une précipitation orographique ; source : Aquaportail.

[modifier] Rôle de l'orographie dans l'augmentation des précipitations

En pratique, le relief n'est que rarement capable à lui seul de provoquer une pluie. Il doit être associé à d'autres éléments (passage d'un front, formation d'ascendance convective). Il peut alors jouer un rôle très important dans le renforcement des intensités de précipitations, particulièrement dans les zones de montagne. Par exemple, d'après Réméniéras (1976), le gradient vertical de pluviosité annuelle (augmentation de la hauteur d'eau moyenne précipitée par mètre d'altitude supplémentaire), atteindrait :

  • 1,5 mm/m dans les chaînons occidentaux des Préalpes ;
  • 0,6 mm/m dans la moyenne Maurienne ;
  • 1,6 mm/m dans le massif du Mont-Blanc.

[modifier] Rôle de l'orographie en hydrologie urbaine

Dans le cas particulier de l’hydrologie urbaine, les études faites sur plusieurs réseaux denses de pluviomètres ne semblent pas montrer une hétérogénéité spatiale du risque pluvieux qui soit organisée de façon claire en fonction du relief. Il semble donc très difficile de trouver une formule générale, particulièrement lorsque l'on raccourcit la durée d'analyse (et a fortiori pour un événement pluvieux ou pour des intensités instantanées). Des facteurs complémentaires, tels que l'exposition des versants, l'orientation des vallées, le sens de déplacement des perturbations, etc., jouent en effet un grand rôle, difficilement dissociable de celui de l'altitude. Il est cependant prudent de se garder de généraliser trop rapidement les données pluviométriques, même à des sites géographiquement proches, lorsque l'on se trouve dans des zones à relief marqué.

Bibliographie :

  • Réméniéras, G. (1976) : L'hydrologie de l'ingénieur ; Paris, Eyrolles ; 251 p.
Outils personnels