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Métaux lourds (HU)

De Wikigeotech
Version du 31 mai 2020 à 18:48 par Bernard Chocat (discuter | contributions)

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Traduction anglaise : Heavy metals

Dernière mise à jour : 1/2/2020

En toute rigueur, un métal lourd est un élément chimique métallique de numéro atomique élevé et dont la masse volumique est supérieure à 4000 $ kg/m^3 $ ou 5000 $ kg/m^3 $ selon les sources. Cette définition rejoint une définition plus ancienne qui considérait comme métal lourd les éléments compris entre le cuivre et le plomb sur le tableau périodique des éléments (voir Figure 1).

Figure 1 : Tableau périodique des éléments.

Sommaire

Définition pratique

En pratique, dans le domaine de l'environnement, le terme métal lourd est le plus souvent utilisé de façon impropre pour désigner une grande variété d'éléments toxiques, non nécessairement métalliques (comme l’arsenic qui est un métalloïde ou certains composés organométalliques comme le méthylmercure).

Par exemple, la directive européenne sur les déchets définit un métal lourd comme "tout composé d’antimoine, d’arsenic, de cadmium, de chrome hexavalent, de cuivre, de plomb, de mercure, de nickel, de sélénium, de tellure, de thallium et d’étain, ainsi que ces matériaux sous forme métallique, pour autant qu’ils soient classés comme substances dangereuses"

Du fait de l'ambivalence du terme certains proposent d'utiliser les expressions "métal toxique" ou "élément trace métallique (ETM)" sans pour autant lever l’ambiguïté car le terme métal reste présent dans l'expression.

Toxicité des métaux lourds

La toxicité des métaux lourds dépend bien évidemment de leur espèce chimique et de leur concentration mais également leur forme physico-chimique qui conditionne leur biodisponibilité et donc leur capacité à s'introduire dans la chaîne alimentaire.

La toxicité des métaux lourds est en effet essentiellement due à leur assimilation par l'organisme qui ne les élimine pas suffisamment vite (phénomène de bioaccumulation). Les métaux lourds s'accumulent donc dans les organismes vivants, avec une augmentation continue des concentrations lorsque l'on progresse dans la chaîne alimentaire (phénomène de bioamplification). Les prédateurs suprêmes que sont les hommes sont donc particulièrement exposés.

Responsabilité des rejets urbains dans la présence des métaux lourds dans les milieux aquatiques

Tous les métaux lourds sont naturellement présents dans l’environnement à l’état de traces. L’activité humaine a fortement augmenté leur présence, et ceci bien avant l'ère industrielle. On en retrouve aussi bien dans les eaux usées (associés souvent à des rejets industriels) que dans les eaux pluviales.

Dans les eaux pluviales leur présence est principalement associée aux matériaux de construction (plomb, zinc, cuivre), au trafic automobile (plomb, cadmium) et à l'entretien des voiries (zinc, arsenic).

La plupart de ces éléments sont susceptibles de dégrader les environnements aquatiques en raison de leur présence dans la phase dissoute ou en association avec les substances particulaires avant ou après leur décantation

Autres problèmes posés par lé présence des métaux lourds dans les eaux usées et pluviales

La présence de ces métaux commence à poser problème dans différents domaines liés à la gestion urbaine de l'eau :

  • difficultés de valorisation agricole des boues de station d'épuration,
  • devenir des produits de curage des conduites et des petites rivières urbaines,
  • devenir des produits de décolmatage des chaussées poreuses,
  • etc.

Pour en savoir plus : Les métaux lourds : la synthèse de l'ASF.

Voir aussi : Pollution des rejets urbains de temps de pluie, Qualité de l’eau.

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